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Cloud et BYOD : les meilleurs amis du DSI


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13032013

Cloud et BYOD : les meilleurs amis du DSI

L'arrivée de services informatiques fournis à la demande, via Internet, et la propension des utilisateurs à employer leurs propres terminaux peuvent être vécus comme une perte de pouvoir par les DSI alors qu'il s'agit plutôt d'une libération.

Les DSI sont confrontés à des phénomènes nouveaux. A commencer la multiplication des types de terminaux utilisés pour se connecter aux systèmes d'information. Et, comme les acteurs de l'industrie attaquent ce marché via l'utilisateur final, bloquer l'arrivée de tel ou tel nouvel appareil dans l'organisation devient de plus en plus difficile. Cette situation peut être mal vécue par la DSI. Mais elle peut aussi lui permettre d'instaurer une nouvelle forme de dialogue avec les utilisateurs, basé sur l'usage de ces terminaux dans le quotidien des métiers. Le DSI retrouve alors un rôle de conseil, en se rapprochant des métiers, tout en assurant un rôle essentiel rattaché à sa fonction : veiller à la sécurité du système d'information, par exemple via des technologies de virtualisation permettant de déconnecter applications et terminaux.

Finalement ce qu'on appelle le BYOD (Bring Your Own Device, phénomène par lequel les utilisateurs viennent dans l'entreprise avec leur propres terminaux d'accès, ordinateurs, tablettes ou smartphones) oblige les DSI à se reposer des questions sur la sécurité, une de leurs missions cruciales, tout en allégeant la charge sur le support aux utilisateurs, ces derniers devenant plus autonomes sur leurs matériels. Le débat est finalement assez similaire avec le Cloud où, plutôt que d'adopter une posture de résistance face aux initiatives des métiers, le DSI doit se positionner en accompagnement, en apportant son expertise sur la sécurité de nouveau, mais également sur l'intégration avec le reste du système d'information, afin de bénéficier de l'information déjà stockée dans l'organisation.

Cloud : les utilisateurs se plient aux standards

Accepter ce changement d'ère, c'est aussi permettre à la DSI de modifier son image, de sortir de son ghetto de direction technico-technicienne pour instaurer un dialogue plus constructif avec les métiers. Par exemple, sur le Cloud, en devenant prescriptrice de services, via un travail de qualification des solutions répondant aux grands enjeux de l'entreprise. En plus de devenir force de proposition, la DSI contribue alors à la réactivité de l'organisation, la souplesse des solutions Cloud permettant d'effectuer un premier test en quelques jours. Au passage, la DSI bénéficie d'un autre effet induit du Cloud : avec ce type de solutions, l'utilisateur sait qu'il a affaire à un logiciel standard qu'il ne pourra pas personnaliser à outrance. Ce qui évite tous les problèmes de maintenance qui existent avec les logiciels spécifiques que les entreprises ont fait développer depuis des dizaines d'années.

Continuer aujourd'hui à bloquer les initiatives dans le Cloud ou autour des nouveaux terminaux est une voie sans issue pour le DSI. C'est en anticipant qu'il peut affirmer son rôle dans l'entreprise. Et cela va bien au-delà du discours. Par exemple, sur les salons professionnels, ma direction détache désormais plusieurs personnes pour détecter les dernières tendances et identifier de nouvelles solutions. C'est cette veille qui viendra nourrir mes interventions au comité de direction de mon entreprise. Plutôt que de rester sur la défensive en espérant qu'aucune demande ne viendra impacter le fonctionnement de la DSI, mieux vaut offrir de la perspective aux métiers.

A la recherche de profils technico-fonctionnels

Cette mutation a des conséquences sur les compétences que doit réunir la DSI. Hier très axée sur ce qu'on appelle la production - la gestion d'une salle machines, de serveurs, de baies de stockage, etc. -, la DSI a besoin de davantage de profils technico-fonctionnels, capables de faire le pont entre des technologies sans cesse plus complexes et les besoins spécifiques des métiers. Pour des sociétés de taille intermédiaire, incapables de réunir les armées d'ingénieurs nécessaires à la maîtrise d'une palette technologique très large et en constante évolution, mieux vaut se reposer sur des spécialistes pour tous ces sujets afin d'embaucher des profils pointus sur le "retail", le digital, etc. L'objectif étant de donner de la vision à l'entreprise et d'être capable de discuter presque d'égal à égal avec les métiers. Cette transformation est évidemment longue. Mais elle est riche de promesses. Pour les services les moins exigeants, comme les environnements de recette et de tests, ce modèle offre l'opportunité de se tourner vers les industriels du Cloud, pour des tarifs très compétitifs.

Cette mutation ne signifie pas que la DSI doit se départir de toutes ces compétences techniques. Les profils d'architecte, capables d'orchestrer des services provenant d'acteurs divers et de décrypter les offres de l'industrie, sont indispensables. Tout comme le sont les compétences en matière de gestion de contrats. De plus en plus, la DSI s'apparente à une interface entre des utilisateurs demandeurs d'applications mises en œuvre très rapidement et un socle technique dont la complexité reste réelle.

Article par : Ludovic Tassy , DSI du groupe Alain Afflelou et co-président de l'Agora des DSI

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